Complotti, intrighi e trame oscure nella rete di monsignor Umberto Benigni (1918-1934)

A proposito di Nina Valbousquet, Catholique et antisémite. Le réseau de Mgr. Benigni (1918-1934), CNRS Editions, Paris 2020

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di Armando Pepe

«Catholique et antisémite. Le réseau de Mgr Benigni, 1918-1934» ha per titolo il recente libro di Nina Valbousquet, attualmente «professeure agrégée d’histoire et membre de l’École française de Rome». È un libro incentrato prevalentemente sull’attivismo profuso da monsignor Umberto Benigni nel contrasto ideologico in opposizione alle presunte mire della rete ebraica internazionale. Non si prendono volutamente in considerazione anche gli altri aspetti, che pure furono non secondari in una personalità tanto complessa quanto degna di essere più attentamente studiata. Monsignor Benigni, perugino di nascita, svolse sostanzialmente la propria vita a Roma, studiando e insegnando nel Seminario Romano maggiore storia della Chiesa, essendo un tenace e pugnace giornalista, un integralista cattolico, impegnato in una lotta pervicace contro i complotti che-secondo lui- minacciavano la cristianità. Fu capace di intessere una rete mondiale, prendendo notizie ovunque e le più disparate, per fronteggiare gli occulti nemici. La posizione ideologica di monsignor Benigni sugli ebrei non fu affatto di sostegno ai tragici avvenimenti occorsi durante la Seconda guerra mondiale, anzi nei propri scritti ( come in “Storia sociale della Chiesa”) furono più volte deplorati come barbarici i vari pogrom antiebraici del passato. Infine, il suo “antisemitismo” (rectius: antigiudaismo) non poggiò tanto o solo sulla questione finanziaria ma su di una questione religiosa. Il ruolo politico-economico del giudaismo fu, per lui, solo una conseguenza di quello religioso e anticristiano. Tuttavia, la visione di monsignor Benigni non fu mai unidirezionale, bensì pluridirezionale, data la vastità degli interessi. I suoi bersagli principali furono non solo gli ebrei, ma anche i gesuiti, i cattolici progressisti, i maghi e gli eterodossi in genere. Presenza troppo ingombrante, non fu nelle grazie del Segretario di Stato, il cardinale Gasparri, e nemmeno del papa Pio XI. Un cospicuo fondo di carte, che appartennero a monsignor Benigni, si trova presso l’Archivio Storico del Ministero degli Affari Esteri (ASMAE) e rappresenta una fonte ampia e rilevante degli umori respirati e delle notizie ventilate intorno ai molteplici luoghi e/o personaggi accuratamente osservati. Nomi e cognomi di personaggi più o meno noti si avvicendano in una fitta corrispondenza che monsignor Benigni intrattenne con i suoi sodali europei, tutti all’erta, pronti a prevenire i complotti che forze maligne ordivano. Si portano ad esempio dell'acclarata ampiezza intellettuale di monsignor Benigni alcuni documenti in cui non si fa menzione della questione ebraica, tema centrale e quasi unico del libro della Valbousquet, che appare monotematico. Sono cinque lettere, trovate nello stesso nucleo documentario, in cui si affrontano temi diversi: a) lotta al modernismo latu senso, ma anche all'anarchia, al libero pensiero e al socialismo; b) informazioni approfondite intorno alla massoneria d'oltralpe e suoi addentellati in politica; c) il potere esercitato dai gesuiti in America Centrale e segnatamente a Cuba; d) esoteristi europei e americani attivi a Parigi nella seconda metà degli anni Venti; e) velata opposizione della Compagnia di Gesù al regime fascista.
Il gesuita austriaco Hermann Grüber, il 1° marzo 1920, riguardo alla massoneria francese, scrisse a monsignor Benigni una lettera1 densa di fatti e nomi: «Cher Monseigneur, Je profite de l’occasion pour vous sonder confidentiellement à l’égard d’un plan de coopération de catholiques des tous les pays ayant pour but de préparer une action autant que possible concordante de tous les catholiques dans les questions concernant les grands intérêts religieux et les problèmes les plus importants à l’ordre du jour exigeants une solution selon les principes chrétiens et catholiques. On devrait, pour attendre efficacement ce but, s’entendre de pays en pays. Des hommes sobres, discrets, bons organisateurs de différents pays devraient prendre la chose en main, fonder des comités nationaux. Un comité central devrait assurer la coordination des efforts nationaux et individuels. L’organisation devrait aussi comprendre un service de presse et une agence internationale, dont la tâche serait de fournir, rédiger et répandre le plus promptement possible, dans cette organisation internationale de catholiques, toutes les informations utiles pour l’action catholique. Ainsi on devrait créer peu à peu une entente catholique internationale aussi parfaite et convaincue que possible qui mettrait les catholiques en état de mettre le poids de leur influence dans la balance dans toutes les grandes questions du jour. Au fur et à mesure que la puissance du catholicisme devenait de cette façon plus imposante et manifeste aux yeux de tout le monde, le catholicisme regagnerait de nouveau son ancienne autorité aussi sur les âmes et dans les affaires du monde. Aussi la lutte contre la Franc-Maçonnerie, la Libre-Pensée, le Socialisme et l’anarchisme aurait sa place dans cette organisation. Ainsi cette organisation internationale catholique deviendrait une contre-organisation maçonnique libre penseuse et socialiste, laquelle, vue la vérité des principes qu’elle peut victorieusement défendre et l’unité du dogme catholique devra finalement avoir raison de l’organisation anticatholique. Actuellement, ce seraient peut-être avant tout les questions ayant égard à la paix entre les peuples, la ligue des nations, résolues par la haute conférence de la paix trop dans un sens non chrétien, païen, maçonnique selon le vœux de Clémenceau, tigre non baptisé, qui devraient faire l’objet des études de tous les catholiques soucieux des vrais intérêts de l’humanité et de la religion et des vrais intérêts de leurs pays respectifs, la France y comprise. L’œuvre de la conférence de la paix, loin d’avoir accompli les promisses, qu’elle avait faites, a de fait jeté les peuples de l’Europe dans les malheurs les plus affreux pour des dizaines d’années. Il y faudrait une révision chrétienne de son œuvre. La Maçonnerie de langue anglaise se sent maître du monde et est convaincu de pouvoir dominer l’évolution humaine de l’avenir. Elle regarde cette puissance de régulatrice de l’évolution comme le prix de sa victoire et de sa domination économique et par là aussi politique et culturelle qu’elle avec la Grande Bretagne et les Etats-Unis a conquise non seulement en Europe mais dans tout l’Univers. Pour empêcher le triomphe de ces projets maçonniques, il faut créer un contre poids assez puissant pour tenir tête à l’organisation Maçonnique au sens strict et plus large à fin que le catholicisme ne succombe. Les détails de l’organisation catholique militante dont il s’agit exigent des mures délibérations entre des représentants autorisés du catholicisme des différents pays. Mais il serait à désirer qu’on ne tarde pas de mettre en exécution du moins un commencement de la coopération catholique internationale dans les lignes ci-dessus tracées sommairement. Aussi les ligues ou organisations et les publications antimaçonnique ne peuvent pas être vraiment efficaces que dans le cadre plus large de l’organisation catholique internationale militante, dont il s’agit. C’est pourquoi on devrait tâcher sérieusement d’intéresser des gens actifs capables à ce plain. Je vous ai déjà écrit qu’il serait à souhaiter qu’on publie dans les revues antimaçonniques les maçons qui ou dans la politique ou dans la presse et dans la littérature ou dans la haute finance jouent un rôle considérable. En particulier il me serait fort utile d’être renseigné authentiquement si par exemple Clémenceau, Poincaré, Delcassé, Millerand et d’autres hommes politiques en vue sont maçons membres d’une loge. Parce que les juifs jouent aussi au moins dans l’Europe centrale un rôle assez funeste, il se recommanderait aussi de mentionner la qualité juive des maçons signalés à l’attention publique et de leurs auxiliaires plus en vue. Est-ce que vous avez reçu le livre de [Friedrich] Wichtl sur la Maçonnerie 5e édition, dont je vous parlais dans ma dernière carte ? Est-ce qu’une revue maçonnique se publie de nouveau en France, à laquelle on pourrait s’abonner utilement ? Agréez, Monseigneur, l’assurance de ma haute considération et de mon dévouement inaltérable. N.B. Tous les renseignements sur les sujets mentionnés dans cette lettre me sont utiles parce que tant en Allemagne comme en Autriche je suis assez souvent consulté là-dessus. Hermann Grüber S.J.».È da notare che nel 1920 la campagna anti-gesuita di monsignor Benigni era in pieno corso e ciò non impedì al religioso austriaco di scrivere con fiducia al prelato umbro.
Pochi giorni dopo, il 6 marzo 1920, di rimando, monsignor Benigni, continuamente e crescentemente in chiave antimassonica, rispose a padre Grüber aggiungendo alcuni aneddoti2, che sapeva molto succosi: «Mon bien cher Père, Votre plan d’organisation catholique est un excellente idée qui devrait être réalisée depuis longtemps, mais qui est très difficile, parce qu’on s’entend bien plus facilement pour le mal qui consiste à détruire que pour le bien qui consiste à édifier. Votre idée comporte une société de personnes poursuivant un but défini avec des ressources suffisantes. 1°. Pour les personnes, il faudrait qu’elles fussent choisies parmi les catholiques convaincus et intégraux. Si cette organisation se recrute parmi les catholiques que nous appelons libéraux, elle est mort-née. Les membres seront toujours disponibles à faire des concessions aux partis adverses et ne produiront qu’une besogne absolument incomplète, sinon inutile. Dès lors, il ne faut pas chez nous des Denys Cochin et des Piou, pas plus qu’en Allemagne des Bachem et des Erzberger. Ce choix est bien plus délicat qu’il ne le paraît à première vue, et cependant il est une question de vie ou de mort pour l’association que vous projetez. Il faut tout au moins que le Comité de Direction ne soit pas contaminé. 2°. Quant au but, il importe de ne traiter les questions qu’au point de vue catholique. Si nous entrons dans les discussions purement politiques et de partis nous deviendrons une organisation monarchique ou autre, mais non pas une organisation purement et pleinement catholique. A ce même point de vue, il faut se méfier d’infiltrations interconfessionnelles si funestes de nos jours, au contact desquelles la foi ne peut que s’affaiblir. Autant il faut de condescendance pour les personnes, autant il faut d’intransigeance pour la vérité. 3°. Au sujet des ressources, afin d’établir plus tard, tout au moins dans les capitales, un siège social qui devienne un centre actif de rendez-vous et de renseignements, elles seront difficiles à trouver, parce que l’argent, dans le monde entier, est aujourd’hui entre le mains des juifs et des protestants. Il faut bien se garder d’être alimenté d’un tel côté. C’est le défaut de beaucoup de journaux conservateurs qui émargent au budget des juifs et qui n’ont plus leur liberté complète. Mais si le bon Dieu bénit cette organisation catholique, Il saura bien pourvoir à tous ses besoins matériels et spirituels. Vous me nommez quelques hommes politiques en vous enquérant de leur situation vis-à-vis de la Franc-Maçonnerie. J’ai toujours oui dire que Clémenceau prétendait n’être pas Franc-Maçon. Plusieurs affirment cependant qu’il s’est fait initier en Amérique. En tout cas, il est marqué dans la France Maçonnique de Léo Taxil, p. 94 (Téqui, 1888, Paris), comme il suit : Clémenceau, Georges- docteur- médecin, député du Var. Poincaré ne figure pas dans nos Annuaires maçonniques. Evidemment, il est plus au moins comme tous les hommes du gouvernement, un instrument entre les mains de la Maçonnerie, mais il semble qu’on peut affirmer qu’il ne s’est pas fait initier. Il fut élevé chrétiennement par une excellente mère, dont il a gardé d’ailleurs le filial souvenir. Delcassé figure dans le Répertoire Maçonnique de l’Abbé [Joseph] Tourmentin, sous la rubrique suivante: Delcassé Théophile –Député de l’Ariège, ex-ministre des Affaires Etrangères (Convent 1903, p. 382). Millerand, dans le même Répertoire sous la rubrique: Millerand, Alexandre- député de la Seine, ancien ministre (Bulletin Mensuel, 7 juillet 1899) Exclu depuis. Quant au Juifs, il faudrait s’abonner à la Vieille France, Directeur : Urbain Gohier, 5, rue du Pré aux clercs, Paris, VII, qui paraît toutes les semaines et contient de très précieux renseignements. Dans la Libre Parole, un des rédacteurs qui signe Louis Ternac donne souvent des renseignements très intéressants sur les faits et gestes des Francs- Maçons (Libre-Parole, 14 Bd Montmartre). Je n’ai pas reçu la 5 édition du livre de Wichtl que je connais. Vous avez dû recevoir les deux premiers numéros de ma Revue qui est reparue. Quant aux autres revues antimaçonniques, je ne vois rien en dehors de la Franc-Maçonnerie démasquée de Tourmentin ; rien du côté de la Bastille de la Bastille de Copin- Albancelli, non plus que du côté de la Revue Antimaçonnique de Flavien Brenier. Voici, cher Père, les renseignements que vous demandez, et je suis toujours à votre disposition. Veuillez agréer l’expression de mon religieux attachement».
Un foglio3 ciclostilato, simile alle veline circolanti durante il ventennio fascista, datato giugno 1920, riporta le mene gesuitiche nell’America Centrale e più nello specifico a Cuba: « Les Jésuites dans l’Amérique Centrale. Les Jésuites dans l’Amérique Centrale. New York, Juin 1920. Les Jésuites de la Havane ont inauguré dernièrement la coupole de la somptueuse église qu’ils ont eu l’adresse d’ériger au point central des tramways. Ils n’ont pas manqué cette occasion de hisser au sommet le drapeau cubain, en proclamant à son de trompe que leur ambition avait été surtout de faire ainsi flotter l’étendard national au-dessus de tous les édifices d’alentour. Ils le répétaient encore, voici quelques semaines, en présence de leur provincial, accouru d’Espagne à cette occasion ; et celui-ci accueillait d’un malicieux sourire cette étrange profession de foi. Car elle vient, au gré des meilleurs Cubains, ou trop tôt ou trop tard. Les souvenirs de la guerre de 1895-98 sont encore chauds dans les cœurs, et c’était avant le 1902, qu’il eut été beau d’étaler cette passion pour l’indépendance. Avec le même sourire, ce haut dignitaire espagnol, présida la plus curieuse cérémonie de serment au drapeau émancipé. L’étendard était tenu par la fille du Président de la République. Devant elle ou devant lui, comme on l’entendra, défilèrent tous les élèves des bons Pères, suivis d’un groupe de jeunes filles, plus qu’élégantes. Ce gracieux bataillons avait été patiemment recruté, dit-on, non seulement pour rehausser de sa grâce l’éclat de la cérémonie et attirer les familles, mais encore pour amorcer, semble-t-il, nombre de mariages, bientôt conclus sous le complaisant patronage de la Compagnie. Les bons Pères se chargent d’y drainer à peu près tout l’argent catholique, au nom des œuvres les plus variées. Ils en laissent un faible pourcentage à ceux qui-on fait appel à leur concours, voire au Denier de Saint-Pierre. Le principal leur reste comme rétribution de leurs peines ou courtage honnête de leur entremise. Le principal organisateur de ces mondanités fructueuses est le R. P. Moràn, ancien professeur de philosophie et de comptabilité, économe du Collège. Cet habile homme a réussi à dominer presque entièrement les plus riches familles de la capitale. Il y fait la pluie et le beau temps. Un de ses anciens élèves, cubain richissime, habite en face du Collège. Il a quatre frères, dont un Jésuite, et deux sœurs, dont une religieuse. Pas un centime ne sort de son aumônier sans l’agrément du Père Moràn, et la famille elle-même avoue qu’elle ne saurait faire acte de charité, avant qu’ait été consulté le confesseur. Quand celui-ci est favorable, l’obole doit passer du reste par le dirigé ; quand le bon Père oppose son veto, c’est par l’un ou l’autre de ses parents que, -élégant procédé !-, le dirigé fait signifier le refus. La sœur religieuse s’en est allée en Espagne pour y devenir Esclave du Sacré-Cœur, congrégation soumise toute entière à l’influence de la Compagnie, et qui au besoin concurrence les Dames du Sacré-Cœur elles-mêmes, dès que celles-ci font mine de s’émanciper. Sous le couvert de sa mère, les Jésuites travaillent en ce moment à faire revenir à Cuba cette Esclave. Ils veulent la mettre à la tête d’un grand Collège des filles, destiné à éclipser tous les autres et à accaparer comme ailleurs tout l’enseignement féminin, selon les vues nouvelles de la Compagnie. Comme à l’habitude, leur intention était d’élever ce Collège au centre même du Quartier le plus aristocratique de la ville, quitte à tout bousculer et à engloutir dans cette entreprise, par défi, des sommes fabuleuses. L’évêque s’est sagement opposé à ce dessein. Mais le Collège s’élèvera bientôt ailleurs, presque à-aussi grands frais. Le Père Candide Arbeloa vient de partir précisément de Cuba pour achever à Bilbao la formation de la jeune religieuse, Melle [Mademoiselle] Del Valle ; et par elle [Père Candide] espère attirer peu à peu tout le patrimoine de la famille, c’est-à-dire l’héritage de sa vieille mère, les dons des frères et des sœurs. Intrigues misérables, qu’il répugnerait de suivre, mais qui sont ici comme partout la fable de l’opinion et qui, mieux que toutes les controverses, expliquent depuis des siècles la fortune et le discrédit de la Compagnie. C’est par ces manœuvres obscures et odieuses qu’elle monte et en même temps se perd elle-même avec un éclat qui déconcerte l’histoire officielle. On murmure- heureusement- que le Père Moràn serait assez jaloux de ce succès de Père Arbeloa. Car, toute comme les Juifs et les Francs-Maçons ces bons Pères souffrent du mal endémique de l’envie entre confrères ; et ces rivalités occultes ont la chance de délivrer de leur joug le monde plutôt que la clairvoyance de leurs victimes. Peut-être le Mòran réussira-t-il, après l’avoir éloigné, à délivrer tout-à-fait la Havane de l’Arbeloa. Madame Del Valle, la mère de l’Esclave du Sacré-Cœur a versé pour sa part 300.000 dollars. La maître-autel coûtera 70000 dollars. On y travaille à Madrid dans un atelier dirigé par un prêtre artiste, adepte des Jésuites, et l’on montre à la Havane la maquette de cette merveille. Entre autres ornements on y voit l’effigie de plusieurs personnages illustres et, en particulier, un portrait du fameux ministre anticlérical espagnol, le comte de Romanones [Álvaro de Figueroa y Torres Mendieta]. Tout l’autel est le don d’un banquier qui déjà il y a deux ans consacrait 50.000 dollars à la construction d’une aile de leur grand Collège. Aujourd’hui du reste les Jésuites veulent vendre ce même Collège à 3 millions de dollars pour se transporter ailleurs. Il se sont rendus célèbres par ce genre de spéculation. Le Collège n’aura qu’un nombre très restreint d’élèves richissimes dans le faubourg le plus aristocratique de la capitale. Malheureusement le triomphe de cet opportunisme habile et cynique, qui fait la grande force de la Compagnie, peut s’étaler impunément au sein d’un clergé séculier et régulier dont l’ignorance (hélas ! ) et la corruption, sans quelques belles exceptions, sont un véritable scandale. La doctrine et la discipline catholiques sont également compromises. Un exemple suffira à marquer l’étiage de la mentalité religieuse à La Havane. Le Père Fabrega, vicaire provincial des Piaristes, fameux pour son libéralisme, a pris récemment la défense du Père David Rubio, Augustin, qui venait d’écrire un article fâcheux contre St Thomas d’Aquin et la philosophie thomiste. Ce manifeste fit un tel tapage que les protestations se multiplièrent dans ce milieu pourtant si peu délicat en fait d’orthodoxie. Mais le Père Fabrega, dans sa violente diatribe, déclare ignorants tous les scrupuleux qui n’acceptent pas les idées modernes. Parmi le clergé séculier la situation est pire encore. Un certain nombre de prêtres, à l’occasion du dernier Congrès ecclésiastique, s’étaient réunis en conciliabule pour réformer l’Eglise. Plusieurs viennent de sauter la barre. L’abbé Ortiz a défroqué à la suite d’un Congrès spirite. L’abbé Romàn s’est enfui avec une jeune fille, après avoir publié les plus violentes injures contre le Curie épiscopale. L’abbé Portuondo prodigue à son archevêque les épithètes d’escroc, de porc, etc. Or, les abbés Romàn et Portuondo, en particulier, sont d’anciens élèves du Collège Pio latino-americano de Rome, tenu par le Jésuites. Evidemment, parmi tant de catastrophes, les bons Pères ont toute facilité pour pêcher en eau trouble et tenter à nouveau, comme au XVIme siècle avec moins de vertus, de talents et d’excuses, d’être à eux seuls toute l’Eglise».
Tra le carte di monsignor Benigni si ritrova anche un breve appunto4 anonimo, in inglese, intorno alla magia nera in Parigi, datato dicembre 1920. Destava scalpore l’inquietante figura dell’esoterista inglese Aleister Crowley, ma anche altri scrittori tormentavano l’animo del prelato perugino: « Black Magic in Paris. December 1927. Paris was undoubtedly the wickedest city in the early nineties, for it was the headquartiers for some of the most vicious cults that the world has ever known. D. was a boy and very much interested in religious and esoteric problems, when the Satanic cult was at its heigth, from about 1892 to about 1906. There were hundreds of people in the satanic movement at the time. Besides the name you gave, which were all known to D., he added that of Vance Thompson, James Gibbons Huneker, Huysmans, Catulle Mendes. Jules Bois was the leader of the movement; it was he who launched it as a society fed, he made it a vogue among Parisians, his motive being to become known and gain a reputation. Thompson wrote to the U.S. about the wickedness of Paris and thus also earned money and fame. Huneker was the one who quickly let it drop, being of a sound and healthy nature, and this caused the split in his friendship with Thompson. There is no doubt that Bois and Thompson made money out of the movement and they were the idols of society at the time. The basic philosophy used by Bois was the Hindoo Tantric Philosophy. I have forgotten to mention the fact that Aleister Crowley was with the group at that period. In any case, the foundation of this philosophy is summed up in the words “Love, do your will”. This means that having developed love in your heart for all, you can then do your will, for obviously you can then do no wrong. Bois, Crowley and the others twisted the words by stating “Do what thou wilt”. And it is by this twisted sentence that Crowley has justified all his horrible actions, and that Bois ruled over society. The first Black Masses were held underground and all were always secret. Whit the terrible guiding sentence of their philosophy to aid them, Bois and Crowley made these excuses for the most awful and real saturnalis. What went on at these passes all imagination, according to D. who takes the ground that the whole thing is horrible because first the initiators made it a means of blackmail and then politicians used it for their dirty work and more blackmailers got in etc. etc. The same method has been used in pederasty and the story of Oscar Wilde is one of blackmail. The writers of that period were rigid. They were the tail end of the romanticists and they simply would not tolerate the entire satanic cult. As a result, Bois, though making himself popular with Society, lost out completely with the intellectuals of that period, who openly repudiated him. Huysmans did not suffer the same fate because his reputation was already made before he took up the cult. Thompson published a fortnightly magazine in the nineties, “Mademoiselle New York”, in which he exposed the decadent school of that period and in which amazing references can be found to the Black Mass cult. Copies of this can certainly be found in some libraries. Bois married a woman, who was ignorant of all this filth, and then go mixed up with a second woman. These complications helped to make lose his power. Besides, society had had its fun and was tired of Bois and his cult. He found himself alone. He lost his grip on the movement, whereas Crowley continued it in other countries and among different people. In 1912 Bois claims he was given a mission to start on a propaganda tour of South America and the United States. In reality, it was probably a move to get rid of him. He toured both continents and met everybody of importance, and claims that it was unintentionally that he made the acquaintance of pro-German sympathisers. In any case, the son of Jean Finot, who does not know Bois being too young, wrote an apology of his actions, which Bois reprinted this year and spread everywhere. He claims that his work for France has brought him forgiveness and that he even has the ribbon. Perhaps he has, but the fact remains that nobody will accept him, and he is still making frantic efforts to get back among the intellectual groups in Paris. He can be said to be a pathetic wreck now. In New York he did some fearfully destructive work among New York women-friends of D. , whose names he did not mention. In speaking of Black Magic, D. stated that it can be said to be criminality touching on the poetic, because of the sauce under which it is served. His attitude towards Bois is that he is a horrible man. But he never wants to meet him».
Per ultimo, a dicembre 1927, in un breve scritto5, si ventilavano ipotesi su pressioni gesuitiche, anche a livello internazionale, contro il regime fascista: «I gesuiti e l’Italia fascista. Documenti e fatti. Dicembre 1927. L’UCEI “Union Catholique d’études internationales” con sede ufficiale a Friburgo (Svizzera) è il principale anello di quella catena d’istituzioni a etichetta cattolica ed a servizio democratico internazionalista pro Società delle Nazioni, che la Compagnia di Gesù ha aiutato ad organizzare e controlla come un grosso instrumentum regni nel mondo della Internazionale Bianca gesuito-democrista. Anima dell’UCEI è il noto gesuita francese Padre Yves de la Brière che lo è altresì di una succursale francese, più “coperta”, cioè la “Ligue des Catholiques français pour la Justice internationale” (3 rue Garancière Paris 6). Un’imprudenza del capo-pagliaccio del democristismo francese Marc Sangnier del “Sillon”, della “Jeune République” e dei congressi democratici pacifisti internazionali svelava il colpo gesuitico, imboscato dietro Ginevra». Smaccatamente avverso, sino alla fine, al mondo modernista, esoterico e massonico, monsignor Benigni concluse l’esistenza terrena il 27 febbraio 1934.

Bibliografia minima

  • Umberto Eco, Il cimitero di Praga, Bompiani, Milano 2010.
  • Claudio Maria Mancini, Il Fondo Benigni dell'Archivio Storico del Ministero degli Affari Esteri, Archivio Storico Diplomatico, Roma 2016.
  • Émile Poulat, Catholicisme, démocratie et socialisme: le mouvement catholique et Mgr Benigni de la naissance du socialisme à la victoire du fascisme, Casterman, Tournai 1977.
  • Lawrence Sutin, Fai ciò che vuoi: vita e opere di Aleister Crowley, Castelvecchi, Roma 2006.

COME CITARE: Armando Pepe, Complotti, intrighi e trame oscure nella rete di monsignor Umberto Benigni (1918-1934), in "Quaderni eretici. Studi sul dissenso politico, religioso e letterario", 8, 2020 [URL: http://www.ereticopedia.org/rivista#toc38].

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et tamen e summo, quasi fulmen, deicit ictos
invidia inter dum contemptim in Tartara taetra
invidia quoniam ceu fulmine summa vaporant
plerumque et quae sunt aliis magis edita cumque

[Lucretius, "De rerum natura", lib. V]

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