Tarabotti, Arcangela

Dizionario di eretici, dissidenti e inquisitori nel mondo mediterraneo [ISBN 978-88-942416-0-0]

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Elena Cassandra Tarabotti

Suor Arcangela Tarabotti, née Elena Cassandra en 1604, prend le voile à l’âge de dix-neuf ans, chez les Bénédictines de Sant’Anna del Castello, à Venise. « Zoppina », boitante, elle est la candidate parfaite pour le couvent parmi les six filles que le père Tarabotti ne peut pas toutes marier, conséquence de l’inflation des dots matrimoniales que vit alors la République. Une fois les vœux prononcés, elle estime avoir été trompée, et mise de force au couvent. Elle est convaincue que les promesses faites devant Dieu sont indissolubles et que les vœux qu’elle a prononcés mais qu’elle ne peut respecter entraîneront sa damnation. Autodidacte, elle se consacre alors à la lecture et à l’écriture. Elle réfléchit à son identité de femme et au traitement que sa société réserve à son sexe. Tarabotti critique l’organisation sociale et politique qui maintient la femme dans une position d’infériorité et de soumission. Par son travail d’écrivaine, elle met en avant une autre identité que celle de la religieuse de Sant’Anna: celle de la femme de lettres, membre active de la communauté intellectuelle vénitienne. Elle s’éteint à l’âge de 48 ans, en 1652, suite à une crise de sa maladie chronique.
La vie de Suor Arcangela Tarabotti est connue en partie par les archives du couvent de Sant’Anna, divisées entre l’Archivio Storico del Patriarcato di Venezia et l’Archive d’État de Venise, mais surtout grâce à son recueil de correspondance publié en 1650 sous le titre Lettere familiari e di complimento. Dans la tradition pétrarquiste, Tarabotti publie un recueil de correspondance qui pourra servir d’exemple de lettres pour des femmes nobles. Elle écrit à ses amis comme ses ennemis, poursuit les controverses engagées dans ses ouvrages précédents. Elle dévoile quelques-unes de ses activités secrètes, surtout en ce qui concerne la circulation de son ouvrage l’Inferno Monacale et ses contacts avec plusieurs ouvrages à l’Index. Elle s’y défend contre les accusations de plagiat ou encore celles d’avoir reçu une aide importante pour écrire son Paradiso Monacale. Il est aussi possible d’y suivre les pérégrinations de son ouvrage la Tirannia Paterna en France, alors qu’elle le confie à une connaissance qui promet de le publier et qui disparaît ensuite avec le précieux manuscrit. Tarabotti va jusqu’à écrire au bibliothécaire Gabriel Naudé et au Cardinal Mazarin pour récupérer son œuvre.

S’écrire entre les murs du cloître

La correspondance de Suor Arcangela Tarabotti relate aussi les événements qui ont entouré la publication des quatre autres traités, ainsi que la circulation clandestine d’un cinquième. Tous ces ouvrages soutiennent un discours revendiquant la liberté de choix pour les femmes – entre le mariage et le cloitre – et refusent la raison d’État qui justifie les enfermements forcés au cloître. Exclue d’une société mondaine dans laquelle elle aurait voulu briller, la religieuse de Sant’Anna cherche par l’écriture à se projeter hors de la clôture.
Le premier traité publié de Suor Arcangela, en 1643, est le Paradiso Monacale. Elle y décrit les joies du cloître pour les filles qui en ont la vocation, dans un langage dévotionnel qui donne une impression d’orthodoxie irréprochable. Tarabotti y présente la vie religieuse comme une vie de perfection, vantant tous les avantages que procure le couvent aux élues… mais seulement aux élues. Feignant de se repentir de ses fougueux écrits de jeunesse, elle continue de critiquer à mots couverts. Le Paradiso Monacale forme un ensemble aux titres dantesques avec l’Inferno monacale, un traité clandestin resté manuscrit qui circulait entre les amis de la religieuse. Tarabotti y décrit la tragédie psychologique que vivent les novices qui ont été forcées de prendre le voile. Passant par toutes les étapes du cérémonial de l’entrée dans la vie religieuse, Tarabotti met en scène les différents personnages du cloître, mauvais acteurs blasés évoluant sur une scène de pastiche où rien n’a d’existence réelle et personne n’est assez dupe pour en être trompé. Du jour de la profession au moment de sa mort, Tarabotti montre comment cette religieuse forcée perd son innocence de jeune fille et se transforme en démon.
En plus de publiée une pensée indépendante et articulée sur la place des femmes dans la société vénitienne du XVIIe siècle et en particulier dans la religion, Tarabotti participe aux polémiques littéraires à deux reprises. D’abord en 1644 avec Antisatira, un court traité qui répond à une satire misogyne, Contro ‘l lusso donnesco satira menippa, du siennois Francesco Buoninsegni. Entrant en dialogue avec le traité de Buoninsegni, elle reprend, retourne et dément, un à un, les arguments de l’auteur. L’écrivain Angelico Aprosio publie aussi une réponse, La maschera scoperta, tout comme, le siennois Ludovico Sesti, quatre ans après la mort de la religieuse. Quelques années plus tard, en 1651, Suor Arcangela répond une fois de plus à un traité misogyne intitulé Che le donne non siano della spetie degli huomini. Il s’agirait d’une traduction italienne d’un traité imprimé à Nuremberg, dont l’auteur serait Juvan Cherchenbergher. La traduction aurait pu être l’œuvre de Giovanni Francesco Loredano, leader de l’Accademia degli Incogniti, qui aurait voulu s’amuser au dépend de la religieuse. Tarabotti rédige immédiatement une réponse : Che le donne siano della spetie degli huomini. Difesa delle Donne, publié en 1651, sous l’anagramme Galerana Barcitotti.
Publiée posthume, en 1654, la Tirannia Paterna est le premier ouvrage écrit par la religieuse, et son préféré. Elle l’écrit au début de la vingtaine, alors qu’elle vient de prendre ses vœux. L’essentiel de son discours consiste dans la revendication, au nom de toutes les femmes, du droit d’exercer sa volonté librement pour choisir une vocation. L’ouvrage se divise en trois livres : d’abord la réhabilitation de la mémoire d’Ève, puis des exemples de grandes femmes, et finalement un éloge à Marie. Malgré tous les efforts de Tarabotti pour publier son traité, il n’est finalement imprimé qu’en 1654, deux ans après sa mort, probablement un cadeau de son ami Loredano. L’ouvrage de Tarabotti est imprimé suivant toutes les précautions : l’identité de la religieuse est camouflé dans un anagramme, Galerana Baratotti, le titre est transformé en Semplicità Ingannata, et l’éditeur se décrit comme hollandais. Rien n’y fait, et l’ouvrage se trouve tout de même à l’Index, condamné pour un discours qui cherche à démontrer la supériorité des femmes en s’appuyant sur l’Ancien Testament, à travers une exégèse personnelle qui tombe vite dans l’hétérodoxie.
Parallèlement à son désir de dénoncer des pratiques qu’elle juge corrompues, Suor Arcangela Tarabotti aspire aussi et surtout à devenir une femme de lettre et à entrer dans la société littéraire vénitienne. Prisonnière de la clôture tridentine, son seul moyen de communiquer avec l’extérieur est l’écrit. Ses écrits prennent la forme d’une importante correspondance, qui dépasse largement les lettres publiées dans les Lettere familiari e di complimento. Elle cherche surtout à diffuser ses idées dans des traités publiés qui seront lus pour leur qualité littéraire autant que pour leur contenu revendicatif. En ce sens, elle adapte les formes de son discours selon les occasions qui s’offrent à elle et les attentes de son public. Le Paradiso monacale atteint ces objectifs, devenant pour un temps le sujet de conversation, et allant même jusqu’à être louangé par le doge. Son discours prend ainsi des dimensions performatives, en ce sens qu’elle utilise l’écrit et la publication afin de se façonner une identité nouvelle et d’être reconnu non plus comme une humble religieuse de Sant’Anna, mais plutôt comme une influente femme de lettres, au centre d’un vaste réseau de clientélisme.

Publier à Venise : être femme, religieuse, et légèrement hétérodoxe

Déjà la circulation clandestine de l’Inferno monacale laisse penser que Suor Arcangela Tarabotti a quelques idées hétérodoxes à cacher. Cette hypothèse est confirmée par une lecture au détail de son traité miroir, le Paradiso monacale, qui maintient les revendications de la religieuse en faveur de la liberté de choix pour les femmes. Si ce texte survit à la censure de l’Index, c’est par le déploiement d’un ensemble de dispositifs de mise en acceptabilité des idées hétérodoxes alors en usage dans les cercles anticléricaux et les groupes libertins italiens. Le Paradiso reprend les arguments de l’Inferno, qui présentaient le cloître comme un enfer, et les retourne de façon à rendre le texte moins agressif, mais en y soutenant le même argument. Ce ne sont plus les religieuses sans vocations qui se transforment en démon dans les couvents infernaux, mais bien les religieuses volontaires qui deviennent des anges et donnent au cloître un air de paradis, parce qu’elles l’ont choisi et n’y ont pas été forcées.
Tarabotti va beaucoup plus loin afin de communiquer ses idées polémiques en faveur de la liberté des femmes avec les initiés du langage libertin qui sont à l’extérieur de la clôture. Elle utilise certains dispositifs littéraires lui permettant de cacher un second niveau de discours dans son texte. Exactement les mêmes dispositifs sont connus et utilisés dans les écrits hétérodoxes italiens de la première moitié du XVIIe siècle. Par exemple, elle joue sur les références et les intertextualités, et utilise la référence indirecte : un verset inoffensif de la Bible est cité, dans le but d’amener le lecteur à se référer plutôt à son contexte général, ou à ce qui se trouve immédiatement autour. Lorsqu’elle cite le discours de Salomon, dans le Siracide, elle choisit de mentionner les qualités que doivent rechercher les hommes lorsqu’ils veulent prendre une épouse, dont la plus importante serait l’abstinence. Omnis ponderatio non est digna continetis animae1. « Grâce entre toutes l’abstinente // son pesant d’or la pondèré2. » Elle aurait pu citer d’autres passages de ce long discours qui encourage la chasteté et la modestie féminine. Mais si elle a choisi ce passage précis, c’est pour faire référence au verset précédent, qui rappelle ses grands combats pour l’écriture et la publication féminine. « Sans pareille l’autodidacte3. » Tarabotti est elle-même autodidacte; la virginité n’a peut-être pas de prix, mais le savoir est aussi précieux. Plus loin, citant toujours le Siracide, elle présente carrément une falsification du verset, pour le rendre conforme à son propos. Elle veut prouver que les religieuses volontaires sont une réserve de pureté dans un monde de corruption, et cite le passage du Siracide Corona senum multa peritia, « L’expérience couronne les vieux4. » Or, Tarabotti le transforme pour les besoins de la cause : Corona sexum multa peritia5. « L’expérience couronne les femmes. » Une seule lettre qui change tout, le n de senum en x pour sexum. Si un lecteur attentif lui fait remarquer la supercherie, elle peut toujours argumenter une erreur des typographes.
L’utilisation de ces dispositifs littéraires par une bénédictine cloitrée démontre clairement les nombreuses porosités de la clôture et les réseaux de communication par lequel la religieuse entretient une sociabilité florissante avec le monde extérieur. Autodidacte, Tarabotti a probablement appris à utiliser ces processus argumentatifs à travers la lecture d’autres ouvrages. Cet accès à des ouvrages qui sont à l’Index parce que renfermant des idées hétérodoxes, et donc devraient être totalement inaccessible aux pures vierges consacrées, mène à une série de question sur la porosité de la clôture des couvents vénitiens de la Contreréforme. Comment ces ouvrages sont-ils parvenus entre ses mains? Comment faire passer la clôture tridentine à ces textes hétérodoxes? La situation de Sant’Anna del Castello est-elle unique, ou ces ouvrages ont-ils pénétrés d’autres couvents à Venise et ailleurs dans la péninsule?
Malgré des ouvertures typiquement vénitiennes à la circulation de livres et d’idées, permettant plusieurs situations nouvelles ou anormales, comme par exemple une religieuse qui participe à la polémique autour de la Querelle des femmes, la censure était bien présente à Venise. Les pratiques éditoriales de l’Accademia degli Incogniti – académie littéraire qui a officiellement reconnu Suor Arcangela Tarabotti comme l’une de leurs membres – le prouve. Reconnus pour leur anticléricalisme virulent, plusieurs de leurs ouvrages sont publiés anonymement ou sous des pseudonymes. Tarabotti utilise elle-même cette couverture, lors de la publication en 1651 de son traité polémique Che le donne siano della spezie degli uomini, sous l’acronyme Galerana Barcitotti. Ces ouvrages clandestins sont l’œuvre de l’imprimeur des Incogniti, Valvasense, qui est inquiété par l’Inquisition et subi deux procès dans les années suivant la mort de Tarabotti. D’ailleurs, l’ouvrage posthume de Suor Arcangela, publié sous le titre de la Semplicità Ingannata, se retrouve rapidement à l’Index pour les positions légèrement hétérodoxes qu’elle y soutient.

Historiographie

Suor Arcangela Tarabotti est aujourd’hui très connue des historiens de la vie religieuse féminine, étant devenue une star chez les moniales italiennes du XVIIe siècle. Elle est bien souvent – trop souvent peut-être aussi – l’exemple qui est cité dans une grande variété de travaux sur les couvents, l’écriture des femmes, le « proto-féminisme, » les femmes et l’Église catholique, etc. Son succès chez les historiens n’est toutefois qu’un phénomène récent et est limité à une certaine conception de la vie en religion. Les ouvrages de Suor Arcangela Tarabotti n’ont été redécouverts qu’au milieu du XXe siècle, avec la publication de la biographie d’Emilio Zanette, en 1961, qui la présente comme la consœur de la Monaca di Monza. Dans les années 1980, Tarabotti prend l’avant-scène et devient une sorte de curiosité qui suscite une attention féministe. Dans le mouvement de revalorisation des écrits féminins italiens, on la présente le plus souvent avec Moderata Fonte et Lucrezia Marinelli, dans la catégorie toujours élargie des mères du féminisme italien. Ce travail de revalorisation prend ensuite la forme de rééditions, la première étant celle de l’Inferno Monacale, de Francesca Medioli, en 1989. Tarabotti sera traduite en anglais en 1994, mais n’est toujours pas traduite en français. Tous ses ouvrages ont été réédités, à l’exception du Paradiso Monacale. Doit-on voir ici un désir de ne rééditer que les ouvrages subversifs et polémiques, susceptibles de soutenir des thèses féministes?

Bibliographie

Ouvrages de Suor Arcangela Tarabotti

Arcangela Tarabotti, Paradiso Monacale, Oddoni, Venise, 1643

Ouvrages autour du Paradiso Monacale :

  • Fabio Glissenti Discorsi morali, 1609
  • Lucrezia Marinelli, La nobilita et l'eccellenza delle donne, co' diffetti, et mancamenti de * gli huomini, Gio Battista Ciotti Sanese, Venetia, 1601
  • Lucrezia Marinelli, La vita di Maria Vergine imperatrice dell universo descritta in prosa & in ottava rima da Lucrezia Marinella. Nella cui historia si narra il divino delle bellezze, l'ammirabile delle virtudi l'acerbo, Barezo Barezi, Venezia, 1602

D.A.T. (Donna Arcangela Tarabotti), Antisatira in risposta al Lusso donnesco, satira menippea di Francesco Buoninsegni, Valvasense, Venezia, 1644

En réponse à :

  • Francesco Buoninsegni, Contro ‘l lusso donnesco satira menippa, Sienne, 1632

Ouvrages autour de l’Antisatira :

  • Girolamo Brusoni, Le glorie de gli incogniti o vero gli huomini illustri dell' Accademia de' signori incogniti di Venetia, Venezia, 1647
  • Giuseppe Passi, I donneschi diffeti, Somascho, Venezia, 1605
  • Lodovico Sesti, Censvra dell'Antisatira della signora Angelica Tarabotti fatta in risposta alla Satira Menippea contro il lusso donnesco, Per il Bonetti nella Stamp. del Publico, Siena, 1656

Arcangela Tarabotti, Lettere familiari e di complimento, Guerigli, Venezia, 1650

Ouvrages autour des Lettere familiari e di complimento :

  • Pietro Paolo Bissari, Scorse Olimpiche, Venezia, 1648
  • Brusoni, Girolamo, La Orestilla, Il Guerigli, Venezia, 1652
  • Giovanni Francesco Loredano, L'anima di Ferrante Pallavicino, Villafranca, 1643

Galerana Barcitotti, Che le donne siano della spezie degli uomini. Difesa delle donne, Nurimberg, 1651

En réponse à:

  • Orazio Plata, Che le donne non siano della spetie degli humoni, discorso piacevole, G. Ventura, Venezia, 1647

Galerana Baratotti, La semplicità Ingannata, G. Sambix, Leida, 1654

Ouvrages autour de la Semplicità Ingannata :

  • Giovanni Francesco Loredano, Bizzarrie academiche di Gio. Francesco Loredano nobile veneto, Venetia, 1647
  • Giovanni Francesco Loredano, L’Adamo, Gli Guerigli, Venezia, 1650

Arcangela Tarabotti, Inferno monacale, non publié, collection Giustiniani

Réédition des ouvrages de Suor Arcangela Tarabotti

  • Simona Bortot (dir.), réédition de La semplicità ingannata : edizione critica e commentata, Il Poligrafo, Padoue, 2007
  • Susanna Mantioni, réédition de Che le donne siano della spetie degli huomini: un trattato proto-femminista del XVII secolo, Artetetra, Capoue, 2015
  • Francesca Medioli, réédition de L'«Inferno monacale» di Arcangela Tarabotti, Rosenberg & Sellier, Turin, 1990
  • Letizia Panizza, réédition de Che le donne siano della spezie degli uomini = Women are no less rational than men, Institute of Romance Studies, Londres, 1994
  • Letizia Panizza, réédition et traduction de Paternal Tyranny, University of Chicago Press, Chicago, 2004
  • Meredith Ray et Lynn Westwater (dir.), réédition de Letters Familiar and Formal, Centre for Reformation and Renaissance Studies, Toronto 2012
  • Meredith Ray et Lynn Westwater (dir.), réédition de Lettere familiari e di complimento, Rosenberg et Sellier, Turin, 2005
  • Arcangela Tarabotti, Las mujeres son de la misma especie que los hombres, ArCiBel, Sevilla, 2013
  • Elissa Weaver (dir.), réédition de Satira e Antisatira, Salerno, Rome, 1998

Ouvrages sur Suor Arcangela Tarabotti

  • Anna Bellavitis, « Famille et hiérarchies sociales à Venise au XVIIe siècle », Dix-septième siècle, 2010/4, n° 249, p. 675-687
  • Nancy L. Canepa, « The Writing Behind the Wall: Arcangela Tarabotti's Inferno monacale and Cloistral Autobiography in the Seventeenth Century », Forum Italicum, 30, no. 1, 1996, pp. 1-23
  • Ginevra Conti Odorizio, Donna e società nel Seicento: Lucrezia Marinella e Arcangela Tarabotti, Bulzoni, Rome, 1979
  • Natalia Costa-Zalessow, “Tarabotti's La semplicita ingannata and Its Twentieth-Century Interpreters, with Unpublished Documents Regarding Its Condemnation to the Index”, dans Italica : bulletin of the American Association of Teachers of Italian, 78, 2001, pp. 314-325
  • Natalia Costa-Zalessow, Scrittrici mistiche italiane dal XIII al XX secolo. Testi e critica, Longo Editore, Ravenne, 1982
  • Maria Fubini Leuzzi, « Isotta Nogarola e Arcangela Tarabotti: alcune considerazioni in margine ad una recente pubblicazione di testi », Archivio storico italiano, 163, no. 605, 2005, p. 595-601
  • Isabel Harvey, « Miroirs déformants et reflets trompeurs. Petite leçon de création de l’acceptabilité à partir de revendications clandestines par Suor Arcangela Tarabotti, religieuse malmonacata », dans Sofi Abdela, Simon Dagenais, Julien Perrier-Chartrand et Marie-Florence Sguaitanatti (dir.), La sociabilité du solitaire : pratiques et discours de l’intimité, de l’exclusion et du secret à l’époque moderne, Hermann, Paris, 2014, p. 59-78
  • Isabel Harvey, « Voir le corps des religieuses vénitiennes au XVIIe siècle, à travers les textes de Suor Arcangela Tarabotti », Cahiers d’Histoire, no 30/2, Automne 2011, p. 81-102.
  • Theresa Kenney, "Women are not human" : an anonymous treatise and responses, Crossroad, New York, 1998
  • Margaret King, « Women and the Church », dans Women of the Renaissance, University of Chicago Press, Chicago, 1991, p. 89–93
  • Nancy Koyzis, Strangely familiar : protofeminist interpretations of patriarchal biblical texts, Society of biblical literature, Atlanta, 2009
  • Mary Laven, Virgins of Venice: Broken Vows and Cloistered Lives in the Renaissance Convent, Viking, New York, 2003, p. 30-35
  • Claire Lesage, « Femmes de lettres à Venise aux XVIe et XVIIe siècles : Moderata Fonte, Lucrezia Marinella, Arcangela Tarabotti », Clio Histoire, Femmes et Sociétés, no 13, 2001
  • Francesca Medioli, « Arcangela Tarabotti's Reliability About Herself: Publication and Self-Representation (Together with a Small Collection of Previously Unpublished Letters) », The Italianist, 23, no. 1, 2013, p. 54-101
  • Letizia Panizza, Women in Italian Renaissance Culture and Society, European Humanities Research Centre, Oxford, 2000
  • Letizia Panizza, « Polemical Prose-Writing, 1500–1650, » dans Letizia Panizza et Sharon Wood (éds), A History of Women’s Writing in Italy, Cambridge University Press, Cambridge, UK, 2000, p. 65-78
  • Meredith Ray, « Letters from the Cloister: Defending the Literary Self in Arcangela Tarabotti's Lettere familiari e di complimento, » dans Italica: bulletin of the American Association of Teachers of Italian, vol. 81, 2004, p. 24-43
  • Julie Robarts, Authority and ambivalence : Arcangela Tarabotti's intertextual uses of Dante Alighieri's Commedia in her three cloistral works : La Semplicitá ingannata, L'Inferno monacale, and II Paradiso monacale, Thesis (MA)(Ital) - University of Melbourne, Dept. of French, Italian and Spanish Studies, School of Languages and Linguistics, 2009.
  • Elissa Weaver, Arcangela Tarabotti, a litteray nun in baroque Venice, Longo, Ravenne, 2006
  • Lynn Lara Westwater, « A Cloistered Nun Abroad: Arcangela Tarabotti’s International Literary Career, » dans Anke Gilleir, Alicia Montova, and Suzanna van Dijk (dir.), Women writing back/writing women back: transnational perspectives from the late Middle Ages to the dawn of the modern era, Brill, Boston, 2010, p. 283-308
  • Lynn Lara Westwater, « A Rediscovered Friendship in the Republic of Letters: The Unpublished Correspondence of Arcangela Tarabotti and Ismaël Boulliau », Renaissance Quarterly, 65, no.1, 2012, p. 67-134
  • Lynn Lara Westwater, The disquieting voice : women’s writing and antifeminism in seventeenth-century Venice, Thesis (Ph.D.), University of Chicago, Department of Romance Languages and Literatures, Décembre 2003
  • Emilio Zanette, Suor Arcangela, monaca del Seicento veneziano, Istituto per la collaborazione culturale, Venise, 1960

Ouvrages de référence mentionnant Suor Arcangela Tarabotti

  • Antonia Arslan, Le stanze ritrovate: antologia di scrittrici venete dal Quattrocento al Novecento, Eidos, Milan, 1994, p. 118-125
  • Maria Bandini Buti, Enciclopedia biografica e bibliografica italiana, Istituto editoriale italiano, Rome, 1941, p. 293-294
  • Roberto Bruni, A catalogue of Italian books, 1601-1700, Exeter University Library, Exeter, 1982
  • Emmanuele Antonio Cicogna, Delle iscrizioni veneziane raccolte e illustrate, Orlandelli, Venise, 1824
  • Madile Gambier, « Arcangela Tarabotti, » dans Le stanze ritrovate. Antologia di scrittrici venete dal Quattrocento al Novecento, Eidos, Venise, 1991, p. 117–125
  • Meredith Ray, « Arcangela Tarabotti (1604–1652), Venetian Nun and Writer, » dans Italian Women Writers, University of Chicago Italian Women Writers Project, Chicago, 2007
  • Carlo Villani, Stelle femminili. Dizionario bio-bibliografico, Albrighi Segati, Naples, 1915, p. 678

Article written by Isabel Harvey | Ereticopedia.org © 2016

et tamen e summo, quasi fulmen, deicit ictos
invidia inter dum contemptim in Tartara taetra
invidia quoniam ceu fulmine summa vaporant

[Lucretius, De rerum natura, lib. V]